sábado, 4 de abril de 2009

A França - laboratório da crise econômica

Prof Farlei Martins, da Ucam, doutorando de direito da puc-rio envia a seguinte notícia




Le Monde, 04.04.2009

Après 1789, 2009 ?
Sophie Wahnich

La Révolution française, vingt ans après le bicentenaire, affleure à nouveau
dans les discours publics. Le président de la République de reconnaître que
ce n'est pas facile de gouverner un "pays régicide". Alain Minc de mettre en
garde ses "amis de la classe dirigeante" en rappelant que 1789 a commencé en
1788 et qu'il faut sans doute savoir renoncer à certains privilèges.
Jean-François Copé de déplorer "la tentation naturelle de refaire en
permanence 1793".


Ces énoncés témoignent pour le moins d'une inquiétude : le peuple français
ne se laisse pas si facilement gouverner, il a su et saurait peut-être à
nouveau devenir révolutionnaire, voire coupeur de têtes. Parler de la
Révolution française vise soit à la congédier en affirmant qu'on ne laissera
pas faire à nouveau, soit à en faire le lieu d'une expérience utile pour ne
pas répéter les erreurs passées. La violence doit aujourd'hui pouvoir rester
symbolique et ne pas atteindre les corps. Pour ce faire, il faut savoir d'un
côté la retenir, et de l'autre tarir les sources de son surgissement.

Retenir la violence, c'est là l'exercice même du maintien de l'ordre. Or il
n'appartient pas aux seules "forces de l'ordre". Les révolutionnaires
conscients des dangers de la fureur cherchent constamment des procédures
d'apaisement. Lorsque les Parisiens, le 17 juillet 1791, réclament le
jugement du roi, ils sont venus pétitionner au Champ-de-Mars sans armes et
sans bâtons. L'épreuve de force est un pique-nique, un symbole dans l'art de
la politique démocratique.

Aujourd'hui, les mouvements sont non violents, ils inventent, comme de 1790
à 1792, des formes qui permettent de dire la colère tout en retenant la
violence. Les manifestations et les grèves encadrées par les syndicats et
les coordinations relèvent de cette tradition, mais on peut aussi voir des
occupations avec pique-nique, un "printemps des colères" qui propose en même
temps une guinguette. On lit La Princesse de Clève dans un vaste relais de
voix devant un théâtre public.

Or ces outils de l'auto-retenue de la violence peuvent être mis à mal par
les forces de l'ordre quand elles usent de la violence répressive sur les
corps. Ici encore, ce n'est pas sans rappeler la violence exécutive qui
surgit contre les corps désarmés de la foule. Le 17 juillet 1791, certains
sont morts dans une fusillade sans sommation, aujourd'hui certains perdent
un oeil dans un passage à tabac, des enfants rentrent chez eux traumatisés,
des manifestants sont interpellés et jugés pour rébellion.

Enfin cette auto-retenue peut céder si ceux à qui est adressée la demande de
nouvelles lois n'entendent pas ces émotions disruptives que sont la colère,
l'indignation et même l'effroi lié à la crise. Le désir de lois protectrices
est au fondement du désir de droit. Le gouvernement joue avec le feu en
refusant de traduire dans les faits cette demande populaire. Elle incarne un
mode spécifique de la souveraineté en France : la souveraineté en actes. La
disqualifier au nom de la seule démocratie représentative, c'est fragiliser
encore davantage un pacte social d'unité déjà exsangue.

En effet, plus on s'éloigne de l'élection présidentielle, et plus la
nécessité pour un président de la République de représenter le pays tout
entier, réuni après la division électorale, semble négligée, voire méprisée.

Loin de tenir compte des attentes du camp adverse, notre gouvernement n'a
pas non plus tenu compte de son propre camp, à qui il avait promis un
meilleur niveau de vie. Aujourd'hui, la crise s'installe. Les effets sociaux
et politiques du bouclier fiscal sont devenus lisibles. On assiste à une
volonté de réformer le système éducatif français sans concertation et les
réformes sont vécues comme des démantèlements purs et simples. Une dette
d'honneur et de vie pourrait opposer frontalement deux groupes sociaux
antagonistes et diviser profondément la société.

Dette d'honneur, car l'électorat a été trompé par un usage sans vergogne du
registre démagogique et que, maintenant, il le sait. Dette d'honneur, car le
refus de concertation prend appui sur la valeur supposée des résultats
électoraux en démocratie. Effectivement, Nicolas Sarkozy a été bien élu, et
la valeur donnée au rituel se retourne contre ceux mêmes qui y ont cru, dans
toutes les catégories sociales révoltées. Enfin, "dette de vie", car
aujourd'hui le travail et l'éducation nationale sont vécus comme des "points
de vie" qui semblent disparaître sans que les plus riches semblent s'en
soucier, avouant une absence totale de solidarité dans la crise.

Le mot d'ordre qui circule "nous ne paierons pas votre crise" met en
évidence cette division sociale entre un "nous", les opprimés, et un "vous",
les oppresseurs. Mais elle a surgi également dans l'enceinte de Sciences Po
Paris. Des étudiants de l'université étaient venus chercher des alliés dans
cette maison. Ils ont été éconduits et parfois insultés, qualifiés de futurs
chômeurs dont les étudiants de Sciences Po auraient à payer le RMI. Cette
violence symbolique traverse déjà donc différents segments de la société et
ne peut qu'attiser la rébellion de ceux qui se sentent ainsi bafoués par une
nouvelle morgue aristocratique. Les étudiants venaient chercher des alliés,
ils ont rencontré des ennemis.

Mais le "nous" des opprimés n'est pas constitué uniquement des précaires,
chômeurs, ou futurs chômeurs, il est constitué des classes moyennes qui sont
précarisées, des classes lettrées qui manifestent et se mettent en grève
pour défendre une certaine conception de l'université et des savoirs. Il est
constitué de tous ceux qui, finalement, se sentent floués et réclament
"justice". A ce titre, les mouvements sociaux de cet hiver et de ce
printemps sont déjà dans la tentation naturelle de refaire 1793. Ils veulent
plus de justice et pour l'obtenir affirment que, malgré les résultats
électoraux, ils incarnent le souverain légitime.

Cette tentation naturelle du point de vue du président de la République,
c'est celle de "l'égalitarisme", terme disqualifiant le fondement même de la
démocratie : l'égalité. Ce supposé égalitarisme viserait à empêcher ceux qui
ont le mieux réussi en termes de gains de richesse, de pouvoir pleinement
bénéficier de cette richesse. Le bouclier fiscal serait une loi protectrice
contre l'égalitarisme. Ici, refaire 1793 supposerait de refuser ce faux
débat. Pendant la Révolution française, l'épouvantail brandi par les riches
s'appelle "loi agraire", une volonté supposée de redistribuer toutes les
terres. Robespierre, le 24 avril 1793, en rejette l'idée : "Vous devez
savoir que cette loi agraire dont vous avez tant parlé n'est qu'un fantôme
créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles ; il ne fallait pas une
révolution pour apprendre à l'univers que l'extrême disproportion des
fortunes est la source de bien des maux et de bien des crimes. Mais nous
n'en sommes pas moins convaincus que l'égalité des biens est une chimère. Il
s'agit bien plus de rendre la pauvreté honorable que de proscrire
l'opulence".

Le 17 juin 1793, il s'oppose à l'idée que le peuple soit dispensé de
contribuer aux dépenses publiques qui seraient supportées par les seuls
riches : "Je suis éclairé par le bon sens du peuple qui sent que l'espèce de
faveur qu'on veut lui faire n'est qu'une injure. Il s'établirait une classe
de prolétaires, une classe d'ilotes, et l'égalité et la liberté périraient
pour jamais."

Une loi, aujourd'hui, a été votée pour agrandir cette classe d'ilotes, mais
le gouvernement refuse que l'impôt sur les immenses richesses puisse venir
en aide aux "malheureux". Le pacte de la juste répartition des richesses
prélevées par l'Etat semble avoir volé en éclats quand les montants des
chèques donnés aux nouveaux bénéficiaires du paquet fiscal ont été connus :
les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions
d'euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, "soit
l'équivalent de trente années de smic". Une dette de vies.

Lorsque Jérôme Cahuzac, député du Lot-et-Garonne, affirme qu'il est
"regrettable que le gouvernement et sa majorité soient plus attentifs au
sort de quelques centaines de Français plutôt qu'aux millions d'entre eux
qui viennent de manifester pour une meilleure justice sociale", il retrouve
en effet le langage révolutionnaire. Ainsi le cahier de doléances du
Mesnil-Saint-Germain (actuellement en Essonne) affirme : "La vie des pauvres
doit être plus sacrée qu'une partie de la propriété des riches."

Certains, même à droite, semblent en avoir une conscience claire quand ils
réclament, effectivement, qu'on légifère contre les bonus, les stock-options
et les parachutes dorés. Ils ressemblent à un Roederer qui, le 20 juin 1792,
rappelle que le bon représentant doit savoir retenir la violence plutôt que
l'attiser. Si le gouvernement est un "M. Veto" face à ces lois attendues,
s'il poursuit des politiques publiques déstabilisatrices, alors la
configuration sera celle d'une demande de justice dans une société divisée,
la justice s'appelle alors vengeance publique "qui vise à épurer cette dette
d'honneur et de vie. Malheureuse et terrible situation que celle où le
caractère d'un peuple naturellement bon et généreux est contraint de se
livrer à de pareilles vengeances".

sexta-feira, 3 de abril de 2009

Texto sobre a crise

Segue abaixo texto de Vinicius Torres Freire publicado na FOlha de São Paulo de hoje


VINICIUS TORRES FREIRE

Erros, mentiras e omissões do G20

Reunião não fracassou, mas não teve sucesso, apesar de clima político bom, e inexiste o tal US$ 1 trilhão prometido


A REUNIÃO do G20 poderia ter sido um fracasso, mas não foi um sucesso. As mentiras foram várias, algumas vergonhosas, e houve omissões sem vergonha.
Não há pacote de US$ 1,1 trilhão. Não houve, talvez nem pudesse haver por lá, ideia prática a respeito do que fazer da podridão bancária. Não houve acordo nem sobre como deverá ser discutido o problema de bancos que criam crises e quebram de modo transnacional, mas são mal e mal fiscalizadas e socorridas por governos nacionais, como hoje.
Para piorar, a ironia da história fez coincidir o discurso do G20 sobre "maior transparência" de balanços bancários com uma decisão americana de permitir que seus bancos possam maquiar balanços, dando preços de fantasia para papéis que deveriam ser "marcados a mercado" (em tese, o preço na praça).
De positivo, afora o clima político não ter desandado, como se previa, saiu algum dinheiro para socorrer países falidos ou contagiados, como os do Leste Europeu, que ameaçam levar bancos europeus à breca.
Houve um acordo para criar uma entidade parecida com aquela que faz alertas de tsunamis pelo mundo, mas agora dedicada a avisar que o caldo financeiro vai entornar -o Conselho de Estabilidade Financeira (CEF), composto pelo G20 e convidados, que trabalharia com o FMI. O CEF, porém, nem arranha a soberania regulatória de país algum.
Houve um compromisso de vigiar e/ou regular "hedge funds" e derivativos de balcão. Como fazê-lo sem regra ou acordo internacional? E os parlamentos nacionais, sob o lobby da finança, vão aprovar tais coisas?
Prometeram punir paraísos fiscais que não abrirem as contas de bancos e clientes picaretas ("A era do segredo bancário acabou"). Vão acabar com a Suíça? Disseram ainda que vão regular as agências que dão notas para a qualidade de crédito (como S&P, Moody's e Fitch), cúmplices da mentira de que o papelório ora podre era quase à prova de calote. Não adianta nada, se não houver punição para essas agências.
Há confusão geral sobre como se chegou ao "US$ 1,1 trilhão". Há certeza sobre o fato de que não há US$ 1,1 trilhão. Houve um acordo para que os países coloquem até mais US$ 500 bilhões no FMI. Parte desse dinheiro já havia sido ofertada pelo Japão no ano passado e, para piorar, o programa começa com US$ 250 bilhões. Os EUA devem bancar parte relevante do dinheiro novo -não se sabe quanto.
Ademais, o FMI vai poder "imprimir" US$ 250 bilhões de sua "moeda" (equivalente a uma cesta de dólares, euros, libras, ienes) Houve acordo para colocar mais US$ 100 bilhões em instituições financeiras multilaterais, tais como o Banco Mundial e seus equivalentes continentais, como o BID, da América, que emprestam a países pobres.
O braço financeiro do Banco Mundial (IFC) deve oferecer, diz um dos anexos do "communiqué" do G20, US$ 50 bilhões para financiar o comércio mundial (empréstimos que pagam antecipadamente a produção e/ou venda de exportações). Isso nos próximos três anos e com "significativo apoio do setor privado". Por ora, os países arrumaram apenas de "US$ 3 bilhões a US$ 4 bilhões". Os US$ 250 bilhões do comércio são puro "wishful thinking".

Repensando a OTAN como aliança militar

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Folha de São Paulo 03 de abril de 2009



São Paulo, sexta-feira, 03 de abril de 2009



Aliança militar é família disfuncional
ADRIAN HAMILTON
DO "INDEPENDENT"

Se você achou a cúpula do G20 cheia de divisões, é porque ainda não viu a Otan. A organização, que neste ano celebra seu 60º aniversário, não conseguiu ainda anunciar seu novo secretário-geral porque a Turquia se opõe à escolha do premiê dinamarquês, Ander Fogh Rasmussen, em razão das charges dinamarquesas que satirizaram o profeta Maomé.
Os EUA e o Reino Unido discordam da maior parte dos outros membros em relação ao nível de tropas a serem enviadas ao Afeganistão, com algumas acusações veladas e outras nem tanto de covardia lançadas contra aqueles, como os alemães, que estariam evitando se envolver nos combates reais. Os membros antigos da Europa Ocidental e os membros novos do Leste Europeu discordam em relação ao tratamento a ser dado à Rússia e ao incentivo ou não ao ingresso da Ucrânia. Mesmo a boa notícia -o retorno da França ao comando militar da Otan- suscitou reações divididas. Se a Otan fosse uma família, diríamos que ficou disfuncional. Se fosse uma empresa, que já é hora de desmontá-la.
Provavelmente a analogia com a família é a mais apropriada para falar da cúpula de hoje, em Estrasburgo. Apesar dos antagonismos e ciúmes mútuos, os membros da Otan parecem realmente querer fazer parte de uma unidade maior. Com certeza serão encontradas palavras para passar por cima das diferenças, como no G20.
Aos participantes relutantes na aventura afegã será pedido que contribuam com assessores civis e dinheiro, em lugar de tropas de combate. A discussão sobre os novos membros será adiada. Os antagonismos com a Rússia serão postos de lado. A Turquia será aplacada.
Mas é a analogia com uma empresa em processo de falência a mais apropriada. A Otan é um modelo cuja data de vencimento já passou. Ela foi fundada com um objetivo claro: conter e desafiar a URSS. Depois da queda da União Soviética, perdeu essa missão. Em lugar dela, seus parceiros e sua burocracia inventaram duas razões de ser, ambas as quais se mostraram erradas. Uma delas era incluir os países recém-libertados da Europa Oriental e redefinir seus objetivos para tornar-se promotora da democracia, em lugar de simples pacto de segurança para o Ocidente. A segunda era redesenhar suas fronteiras de atuação: em vez de uma aliança defensiva restrita à Europa, seria uma organização militar ofensiva, capaz de operar fora de seu teatro normal, como na África e no Afeganistão. As duas iniciativas foram válidas enquanto meios de evitar a redundância e preservar empregos. Mas o que houve foi um desastre de extrapolação de atribuições.
Não existe futuro nessa estrada. A Otan vai ter de recuar e começar de novo. Para alguns, ela deveria simplesmente ser abandonada para ir à falência, como uma montadora falida.
Mas isso também destituiria a Europa de uma aliança militar de eficiência comprovada.
Uma Otan voltada à defesa mútua e ao desarmamento teria um propósito real. O que não vai funcionar, neste mundo pós-Bush, é uma Otan voltada à difusão de um evangelho político ou que se enxergue como polícia do mundo. A vida antiga não pode mais continuar.

A Otam e sua reformulação

Folha de São Paulo de 3 de abril de 2009

São Paulo, sexta-feira, 03 de abril de 2009


Cúpula testa sobrevivência da Otan de "alcance global"
Aos 60, aliança enfrenta dificuldades até na missão mais premente, o Afeganistão

Da meta defensiva inicial, pacto passou a missões ofensivas, mas economia em crise faz europeus ainda mais resistentes a guerras

MARCELO NINIO
DE GENEBRA

A maior aliança militar do planeta completa 60 anos numa encruzilhada. Em sua reunião de cúpula anual, que começa hoje, a Otan revê sua estratégia e redefine limites, da organização de defesa regional que conteve o comunismo para braço militar de alcance global.
O grande teste é a guerra no Afeganistão, a primeira ação militar da aliança fora da Europa. Os EUA pressionam os parceiros a aumentar a contribuição em soldados e dinheiro, mas os europeus hesitam em se envolver num conflito que parece não ter fim.
As impopularidade da guerra e o alto custo em meio a uma grave crise econômica reforçam a resistência na Europa a uma "Otan global", como já foi defendido pelos americanos.
"A Otan precisa decidir onde são suas fronteiras", diz o editor-chefe da influente revista militar "Jane's", Peter Felstead. "A noção de segurança mudou." Ele se refere às novas fronteiras estratégicas, como o terrorismo, a segurança energética e o aquecimento global, mas também aos limites geográficos da aliança.
Assim como ocorreu na última cúpula, na Romênia, a ampliação da Otan para a antiga esfera soviética será um dos temas centrais da cúpula. No ano passado, em Bucareste, a ambição de Ucrânia e Geórgia em acelerar a adesão foi barrada pela Alemanha, preocupada em não irritar a Rússia.
Criada em 1949 para conter a União Soviética, a Organização do Tratado do Atlântico Norte mudou de rumo no começo dos anos 90, quando a queda do comunismo removeu a ameaça principal. De 12 membros originais, passou para 26, com a adesão dos países da antiga Cortina de Ferro -hoje 28.
A mudança de foco tornou obrigatórias revisões estratégicas, como as que serão discutidas hoje e amanhã, entre Baden-Baden (Alemanha) e Estrasburgo (França).
"A Otan era uma aliança que esperava ser atacada e era essencialmente passiva. Agora ela precisa ser ativa, e isso é bem mais controvertido e exigente do que ser um agente de reação", diz Jamie Shea, diretor de planejamento da Otan.
Um dos motores da mudança poderá ser a França, que volta ao comando militar da aliança. O retorno acontece 43 anos depois da retirada do país por ordem do general De Gaulle, que quis reafirmar a independência da França como potência nuclear no auge da Guerra Fria.
Saído da reunião do G20 em Londres, Barack Obama será a principal atração da cúpula. O presidente americano colocará seu sorriso a serviço de uma campanha por mais engajamento europeu no Afeganistão, onde o Taleban já voltou a dominar boa parte do país.
Há poucos dias, o secretário da Defesa americano, Robert Gates, acusou os europeus de não darem a devida importância a um conflito que gera terrorismo global, e de não perceberem que lá está a origem de atentados como os ocorridos em Londres e Madri.
Nos arredores de Estrasburgo, centenas de ativistas realizaram os primeiros protestos à espera da chegada dos líderes. Policiais usaram bombas de gás lacrimogêneo e balas de borracha para dispersar cerca de 200 deles em confrontos esparsos.
"[A Otan] é sinônimo de guerra", disse um ativista colombiano. "Queremos que as guerras parem e que os americanos voltem para casa", disse outro manifestante pacifista.

quinta-feira, 2 de abril de 2009

Antonio Negri e Michael Hardt – Império e Crise

Essa postagem é retirada em alguns pontos da obra de Negri e Hardt (Império, Record, 2006) onde os autores falam acerca da relação entre crise econômica e capitalismo. São momento pontuais e isolados, mas como suas observações são pertinentes, serão postadas aqui para promover breves reflexões posteriores.

“A crise capitalista, como Marx nos informa, é uma situação que requer que o capital se submeta a uma desvalorização geral e a um profundo reajuste das relações de produção, como resultado da pressão que o proletariado exerce sobre a taxa de lucro.” P.282

“Uma crise, entretanto, nem sempre é um evento inteiramente negativo ou mal recebido, da perspectiva do capital. Marx argumenta que o capital tem, na verdade, interesse fundamental na crise econômica, por seu poder transformador. Com relação ao sistema em geral, capitalistas individuais são conservadores. Eles se concentram, basicamente, em maximizar seus lucros individuais a curto prazo, mesmo quando isso representa um caminho funesto para o capital coletivo a longo prazo. A crise econômica pode vencer essas resistências, destruir setores não lucrativos, reestruturar a organização da produção e renovar suas tecnologias. Em outras palavras, a crise econômica pode levar a uma transformação que restabeleça uma alta taxa de lucro geral, reagindo dessa maneira com eficácia no próprio terreno definido pelo ataque operário.” P.287-288

Essas passagens estão inseridas no Capítulo do Livro denominado “Resistência, Crise e Transformação”, que no argumento dos autores o momento pós- Bretton Woods enfrenta uma crise no final dos anos 60 e início dos anos 70 que inicia uma nova fase de reestruturação produtiva e das próprias estratégias de controle e dominação decorrentes da estrutura capitalista. Essa crise dá ensejo a um novo marco analítico que é desenvolvido por Negri e Hardt como o surgimento do Império em ordem global, que abrirá também a possibilidade de oposição a este de forma global, por parte da Multidão.
O objetivo da reflexão não é propriamente estabelecer uma análise da obra dos autores e de estabelecer comparação, complemento ou crítica.
O ponto central é a reflexão acerca das observações feitas, que demarca não uma nova ordem mundial após a crise, algo que pode de fato ser verdade, mas o fato de que a crise gera uma profunda alteração nas estruturas produtivas e governamentais, possibilitando também novos ciclos de acumulação de capital. As crises representam novos rumos ao capital, que pode vir a reagir sob a forma de 2 hipóteses à atual situação:
1- O fortalecimento das fronteiras nacionais, iniciando um novo processo de disciplinarização e controle do trabalho, focando uma parte dos seus esforços na extração de trabalho humano nos confins estatais. Tal possibilidade seria uma espécie de um “neokeynesianismo”, que em seu período de consenso gera um acréscimo global da pobreza relativa e decréscimo da pobreza absoluta, que se relaciona a um efeito derivado de seus processos disciplinares e regulamentares de tendências limitadas. Tal hipótese considerada mais difícil na atual configuração mundial, mas que é defendida por boa parte dos teóricos que vieram a se posicionar no momento pós-crise.
2- A abertura e preenchimento de novos mercados, marcando novos ciclos de acumulação primitiva, tendo a tendência atualmente de não serem compreendidos mais como eventos históricos específicos, e sim processos contínuos reabertos em fases específicas do desenvolvimento das forças produtivas. Como Marx chama atenção, todo ciclo de acumulação primitiva é marcado por escravização, pilhagem e assassinato.

Não há ainda um distanciamento histórico suficiente para ser feita uma análise profunda dos efeitos e conseqüências da crise, mas nenhuma das hipóteses levantadas parecem animadoras.

Israel, Estados Unidos e a criação do Estado Palestino

Segue abaixo notícia retirada do site da Folha de SP com fonte da BBC Brasil acerca da complexa questão que ocorre no Oriente Médio. Houve nas últimas semanas uma série de divergência diplomáticas e políticas entre as autoridades da região. Tudo ocorre devido aos eventos que marcam a posse do premiê Binyamin Netanyahu e de seu chanceler Avigdor Lieberman, membro do partido de extrema-direita. No atual momento já se pronunciaram o secretário geral da ONU e o porta-voz do departamento de Estado norte-americano, ambos favoráveis à um acordo de paz e de uma possibilidade de acordo para a criação do Estado Palestino.


Lieberman diz que acordo de Annapolis não vale para Israel
da BBC Brasil

O novo ministro do Exterior israelense, Avigdor Lieberman, afirmou nesta quarta-feira que Israel não vai se submeter ao acordo patrocinado pelos Estados Unidos em 2007, na cidade americana de Annapolis, para a paz com os palestinos.

"A conferência de Annapolis não tem validade", disse o ministro, que é líder do partido de extrema-direita Israel Beiteinu.

Na conferência de Annapolis, no Estado de Maryland, em novembro de 2007, israelenses e palestinos se comprometeram a ampliar as negociações para a criação de um Estado palestino independente.

"Há apenas um documento com o qual temos obrigações, e não é o da conferência de Annapolis, este não tem validade", disse o novo ministro israelense.

Lieberman se referia ao plano de paz da comunidade internacional para o Oriente Médio conhecido como Mapa da Paz (ou Road Map, em inglês), elaborado em 2003. "O governo israelense nunca ratificou Annapolis, nem o Parlamento", acrescentou.

O novo ministro fez os comentários durante a cerimônia de posse no ministério do Exterior israelense. A ex-ministra Tzipi Livni --uma das figuras importantes do governo israelense nas negociações em Annapolis-- interrompeu o discurso e discordou de Lieberman.

Acordos prévios

A indicação de Avigdor Lieberman para o cargo de ministro do Exterior foi uma das mais polêmicas do novo governo. Lieberman, conhecido por suas posições de linha dura, deve ter dificuldades para exercer sua função, tanto no relacionamento com os países árabes como com diversos países ocidentais.

A Autoridade Palestina descreveu as últimas observações de Lieberman como uma provocação e pediu que os Estados Unidos tomem providências antes que a situação piore, segundo um porta-voz palestino.

O novo governo israelense, liderado pelo primeiro-ministro Binyamin Netanyahu, prometeu manter todos os acordos negociados pelo governo anterior.

Netanyahu, do partido de direita Likud, é conhecido por ser contra uma solução para a região que preveja a criação de um Estado palestino, mas, até o momento, ele não se pronunciou sobre o acordo de Annapolis.

Os acordos fechados em 2007, em Annapolis, foram vistos como uma última tentativa do governo do então presidente americano George W. Bush para aplicar o que afirmava ser sua "visão" de paz, envolvendo uma solução de dois Estados na região.

Os líderes palestinos e israelenses concordaram na ocasião em lançar negociações "vigorosas e contínuas" para se chegar a um acordo de paz amplo e fazer todos os esforços para concluir um novo acordo antes do fim de 2008.

Apesar de o governo de Netanyahu ter evitado se comprometer com o estabelecimento de um Estado palestino, o plano Mapa da Paz --endossado por Lieberman-- também foi criado como uma tentativa de se atingir este objetivo.